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Arrêts maladie 2026 : plafonnement à 15 jours et fin des prolongations par téléconsultation

Dès septembre 2026, les médecins de ville ne pourront plus prescrire d'arrêt maladie initial au-delà de 15 jours. Les renouvellements par téléconsultation seront également interdits. Ce que cela change pour vos congés.

En bref

  • Arrêts maladie plafonnés dès septembre 2026 : 15 jours max en cabinet, 30 jours en sortie d'hôpital
  • Les indemnités journalières ont coûté 11 milliards € en 2024 (+6%/an depuis 5 ans)
  • Les prolongations sont limitées à 2 mois maximum par renouvellement
  • Dérogation possible pour pathologies graves (cancers, psychiatrie, hospitalisations longues)

C'est une petite révolution dans le monde de la santé au travail : le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 introduit un plafonnement strict des arrêts maladie et encadre fortement le recours à la téléconsultation. Des mesures qui entreront en vigueur le 1er septembre 2026 et qui pourraient modifier votre façon de gérer vos absences... et vos congés.

Pourquoi ce plafonnement des arrêts maladie ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les dépenses liées aux indemnités journalières ont atteint 11 milliards d'euros en 2024, avec une hausse de 6% par an depuis cinq ans. Face à cette explosion, le gouvernement a décidé d'agir en encadrant la durée des prescriptions initiales.

L'objectif affiché : lutter contre les abus potentiels tout en maintenant une couverture sociale pour les pathologies nécessitant réellement un arrêt prolongé.

Les nouvelles règles à connaître

Plafonnement de la primo-prescription

À compter du 1er septembre 2026, les médecins devront respecter des durées maximales pour les premiers arrêts de travail :

  • 15 jours maximum pour un arrêt prescrit en cabinet de ville
  • 30 jours maximum pour un arrêt prescrit à l'hôpital

Ces plafonds concernent uniquement les primo-prescriptions. Une dérogation médicale motivée reste possible pour les situations cliniques complexes (cancers, hospitalisations longues, pathologies psychiatriques graves).

Prolongations encadrées

Les renouvellements d'arrêts maladie sont désormais limités à 2 mois maximum par prolongation. Le plafond global d'indemnisation reste fixé à 360 jours sur une période de trois ans glissants.

Fin des prolongations par téléconsultation

C'est sans doute la mesure la plus contraignante au quotidien : il ne sera plus possible de renouveler un arrêt maladie via une téléconsultation. Si vous êtes déjà en arrêt et souhaitez le prolonger, vous devrez obligatoirement consulter votre médecin en présentiel.

Cette disposition, votée par le Sénat malgré l'opposition du gouvernement, vise à lutter contre les certificats de complaisance délivrés en ligne. Rappelons que depuis 2024, les téléconsultations ne permettaient déjà plus de prescrire des arrêts de plus de 3 jours, sauf avec son médecin traitant.

Les exceptions maintenues

Toutes les situations ne sont pas logées à la même enseigne. Restent exemptés du plafonnement :

  • Les affections longue durée (ALD) reconnues
  • Les accidents du travail et maladies professionnelles
  • Les grossesses pathologiques
  • Les situations justifiant une dérogation médicale motivée

Dans ces cas, le médecin peut prescrire des durées supérieures aux plafonds, mais doit documenter précisément sa décision.

Quel impact sur vos congés payés ?

Ces nouvelles règles ont des implications directes sur votre gestion du temps libre. Depuis la réforme de 2024, les arrêts maladie génèrent des droits à congés payés (2 jours ouvrables par mois d'absence).

Avec des arrêts plus courts et plus encadrés, vous accumulerez potentiellement moins de jours de congés pendant vos absences. D'où l'importance de bien optimiser vos congés existants pour maximiser votre temps de repos.

Notre conseil : si vous anticipez une période d'arrêt maladie, assurez-vous d'avoir soldé vos congés stratégiquement avant. Les ponts de 2026, notamment ceux de mai exceptionnellement favorables, peuvent vous permettre de créer des périodes de récupération sans toucher à vos droits maladie.

Comment bien préparer sa reprise ?

Un arrêt maladie écourté signifie parfois une reprise plus rapide que souhaité. Pour aborder cette transition sereinement :

  • Planifiez un retour progressif si votre état le permet (mi-temps thérapeutique)
  • Positionnez quelques jours de congés après votre reprise pour décompresser
  • Profitez du droit à la déconnexion renforcé pour protéger vos soirées et week-ends

Ce qu'il faut retenir

À partir du 1er septembre 2026 :

  • 15 jours max pour un premier arrêt en ville, 30 jours à l'hôpital
  • 2 mois max par prolongation
  • Interdiction de renouveler un arrêt par téléconsultation
  • Exceptions maintenues pour les ALD, AT/MP et dérogations motivées

Ces mesures visent à maîtriser les dépenses de santé, mais elles renforcent l'importance d'une bonne gestion de vos congés payés. Consultez notre guide complet des congés pour connaître tous vos droits, et utilisez notre calendrier interactif pour planifier vos repos intelligemment.

Car en 2026, chaque jour de repos compte !

Sources : service-public.gouv.fr, mongustave.fr, bdor.fr, cftc.fr

Questions fréquentes

Les arrêts maladie sont-ils plafonnés en 2026 ?

Oui, à partir du 1er septembre 2026 : 15 jours maximum pour un premier arrêt en cabinet de ville, 30 jours en sortie d'hospitalisation. Une dérogation médicale motivée reste possible pour les pathologies graves.

Peut-on encore obtenir un arrêt maladie par téléconsultation en 2026 ?

Les conditions sont durcies. Les prolongations d'arrêts par téléconsultation sont limitées et un arrêt initial ne peut excéder 3 jours en téléconsultation. Le médecin traitant reste le prescripteur privilégié.

Combien coûtent les arrêts maladie à la Sécurité sociale ?

Les indemnités journalières ont coûté 11 milliards d'euros en 2024, avec une hausse de 6% par an depuis cinq ans. C'est cette explosion des dépenses qui a motivé le plafonnement.

Le plafonnement des arrêts change-t-il les droits aux congés ?

Non, les droits aux congés payés pendant un arrêt maladie (2 jours ouvrables par mois) restent inchangés. Le plafonnement concerne la durée de prescription initiale, pas l'acquisition de congés.

Mots-clés

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FP

Rédaction Faire-le-Pont

Publié le 23 janvier 2026

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