Le PLF 2027 du gouvernement Lecornu est présenté le 30 septembre 2026, un an après le projet Bayrou de supprimer deux jours fériés. Suppression de fériés, monétisation de la 5e semaine, arrêts maladie, pensions : le point vérifié sur les pistes réelles, le calendrier et ce que vous pouvez faire dès maintenant.
En bref
- ✓Le PLF 2027 est présenté en Conseil des ministres le 30 septembre 2026, examiné à partir du 12 octobre et voté en première lecture le 17 novembre.
- ✓Aucune suppression de jour férié ne figure dans les pistes connues du gouvernement Lecornu au 4 septembre 2026, un an après l'abandon du projet Bayrou à 4,2 milliards d'euros.
- ✓Le plafond des indemnités journalières AT/MP passe à 1,8 Smic le 1er novembre 2026 (270 millions d'euros d'économies) et leur fiscalisation intégrale rapporterait 285 millions.
- ✓Un jour férié travaillé sans rémunération représente environ 115 euros brut pour un salarié à 2 500 euros brut ; la journée de solidarité existante rapporte 3,36 milliards d'euros à la CNSA en 2026.
- ✓Au 1er janvier 2027, les 5 semaines de congés payés (L3141-3), les 11 jours fériés (L3133-1) et le 1er mai chômé (L3133-4) restent intégralement acquis.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 sera présenté en Conseil des ministres le mercredi 30 septembre 2026, pour un vote final à l'Assemblée nationale le 17 novembre. C'est le dernier budget du quinquennat, à moins de huit mois du premier tour de la présidentielle (18 avril 2027). Un an après le projet avorté de François Bayrou de supprimer deux jours fériés, vos congés, vos ponts et vos arrêts maladie vont-ils de nouveau servir de variable d'ajustement ? Voici, au 4 septembre 2026, ce qui est confirmé, ce qui reste à l'état de piste, et ce que vous pouvez faire dès maintenant.
Le contexte : un budget « de premier semestre », sans hausse d'impôts
Dans un entretien au Parisien publié le 29 août 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fixé le cadre : pas de hausse d'impôts, « y compris pour les sociétés », un effort porté « pour l'essentiel » par l'État, dont les dépenses « continueront d'augmenter, mais moins que l'inflation », et des mesures « pour beaucoup, réversibles, par la nouvelle majorité qui sortira des urnes ». Il parle lui-même d'« un budget de premier semestre ». Non candidat à l'Élysée, il ne fixe pas encore de cible de déficit.
Le gouvernement n'a toujours pas de majorité : le budget 2026 n'a été adopté que le 2 février 2026, après une loi spéciale et trois 49.3, et promulgué le 19 février. Sébastien Lecornu dit s'être « préparé depuis le premier jour à être censuré ».
Suppression de jours fériés : le retour de l'idée de 2025 ?
Rappel des faits. Le 15 juillet 2025, François Bayrou proposait de retirer leur caractère férié au lundi de Pâques et au 8 mai, pour un gain estimé par Matignon à 4,2 milliards d'euros, sur le modèle de la journée de solidarité, un jour en 2026 puis l'autre en 2027. Après la chute du gouvernement Bayrou (confiance refusée le 8 septembre 2025), Sébastien Lecornu a annoncé le 13 septembre 2025 : « J'ai décidé de retirer la suppression de deux jours fériés ». Nous avions détaillé cet épisode dans notre article Suppression de jours fériés : le gouvernement renonce.
Où en est-on pour 2027 ? Au 4 septembre 2026, aucune source officielle ni aucun média de référence ne fait état d'un retour de cette mesure. Le tour d'horizon publié par LCP le 24 août 2026 sur les pistes « à l'étude » (gel partiel des pensions, surtaxe sur les grandes entreprises, franchises médicales, politique familiale) ne mentionne ni les jours fériés ni les congés payés. L'entretien du Premier ministre au Parisien non plus. Dans ses démentis publiés sur X fin août (APL étudiantes, gel du RSA, hausse de l'impôt sur le revenu), la question des fériés n'a même pas eu à être démentie.
Une précaution : le texte n'est pas déposé, et seuls le contenu présenté le 30 septembre puis les amendements feront foi. Mais un gouvernement sans majorité, à sept mois d'une présidentielle, a peu d'intérêt à rouvrir un front rejeté par tous les syndicats.
Monétisation de la 5e semaine : une idée qui circule, pas une mesure budgétaire
L'idée avait été lancée en juillet 2025 par Astrid Panosyan-Bouvet, alors ministre du Travail : permettre au salarié, avec l'accord de l'employeur, de se faire « racheter » tout ou partie de sa cinquième semaine, sur le modèle du rachat des RTT. La CFDT l'avait rangée dans le « musée des horreurs ». Notre analyse : Monétisation de la cinquième semaine : ce que prévoyait le projet.
En 2026, le sujet est revenu par le Parlement, pas par le gouvernement. Une proposition de loi du député LR Éric Pauget, déposée le 14 avril 2026, prévoit la conversion volontaire de jusqu'à cinq jours de congés par an en rémunération. Le 5 juin 2026, sur France 2, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou a posé sa condition : « Dès qu'on touche au code du travail, il faut mettre les partenaires sociaux autour de la table ». Aucune négociation n'a été ouverte, et la mesure ne figure pas dans les pistes budgétaires.
Ce que dit déjà le droit. L'article L3151-2 du Code du travail ne permet de placer sur un compte épargne-temps (CET) que la fraction du congé excédant 24 jours ouvrables, et l'article L3151-3 réserve la monétisation aux jours excédant les 30 jours ouvrables de l'article L3141-3. La cinquième semaine peut donc être épargnée, pas transformée en argent, sauf réforme législative. Voir notre guide du compte épargne-temps.
Arrêts maladie : la réforme la plus concrète pour les salariés
C'est le chantier le plus avancé. Sébastien Lecornu promet « une vraie réforme avec les partenaires sociaux », dénonçant des « abus qui explosent ces dernières années », sans chiffrer l'objectif. Deux mesures sont déjà sur les rails, annoncées aux partenaires sociaux fin août 2026 :
- Plafond des indemnités journalières AT/MP (accidents du travail et maladies professionnelles) abaissé à 1,8 Smic, contre un peu plus de 3 Smic aujourd'hui, à compter du 1er novembre 2026, par décret : environ 270 millions d'euros d'économies en 2027 selon le ministère du Travail, pour 14 % des arrêts AT/MP représentant 28 % de la dépense.
- Fiscalisation intégrale des indemnités AT/MP (imposées à 50 % aujourd'hui), inscrite dans le PLFSS 2027, pour 285 millions d'euros.
Pour les arrêts maladie « de droit commun », le plafond des IJ a déjà été ramené de 1,8 à 1,4 Smic le 1er avril 2025. La « vraie réforme » annoncée porterait sur les modalités d'indemnisation (carence, contrôle, durée), mais son contenu reste à négocier. Le complément employeur amortira le plus souvent la baisse du plafond AT/MP ; intérimaires et salariés sans prévoyance sont les plus exposés.
Désindexation des pensions : une « année blanche à la carte »
Le Premier ministre exclut « le gel du RSA ou la désindexation des petites retraites », mais laisse ouverte celle « des pensions des plus aisés ». Le ministre de l'Économie Roland Lescure juge qu'« une indexation plus modérée » des pensions des retraités aisés « mérite d'être posée » ; la porte-parole Maud Bregeon parle d'une « contribution raisonnable des retraités, pas de tous les retraités ». Un seuil de 3 000 euros brut mensuels a circulé dans la presse, mais aucun seuil n'est arrêté. Le précédent pèse : l'année blanche généralisée de François Bayrou avait contribué à sa chute. Vos droits à congés, eux, ne sont pas indexés : une « année blanche » ne les concerne pas.
Journée de solidarité : le mécanisme que Bayrou voulait dupliquer
La journée de solidarité, créée en 2004 après la canicule de 2003, est le modèle du projet Bayrou. Son régime figure aux articles L3133-7 à L3133-12 du Code du travail :
- « Une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés » et une contribution de 0,3 % de la masse salariale pour les employeurs (L3133-7).
- Le travail accompli « dans la limite de sept heures » ne donne pas lieu à rémunération pour les mensualisés ; limite proratisée pour les temps partiels, une journée pour les forfaits jours (L3133-8).
- Modalités fixées par accord d'entreprise ou de branche (L3133-11), sinon par l'employeur après consultation du CSE (L3133-12) : lundi de Pentecôte, autre férié (sauf le 1er mai), RTT ou sept heures fractionnées.
Selon le communiqué de la CNSA du 20 mai 2026, la journée de solidarité mobilise 3,36 milliards d'euros en 2026, au sein d'un effort national de 43,37 milliards pour l'autonomie, qui soutient 7,7 millions de personnes. Notre dossier : Journée de solidarité 2026 : cadre légal et chiffres CNSA.
Ce que cela changerait pour un salarié à 2 500 euros brut
Pour un salarié à 35 heures (151,67 heures mensualisées) payé 2 500 euros brut par mois, le taux horaire brut est de 16,48 euros. Une journée de 7 heures travaillée sans rémunération représente :
| Hypothèse | Travail fourni (brut) | Équivalent net estimé (environ 78 % du brut) |
|---|---|---|
| 1 jour férié supplémentaire non payé (7 h) | 115 euros | environ 90 euros |
| 2 jours fériés non payés (projet Bayrou 2025) | 231 euros | environ 180 euros |
| 2 jours par an sur 43 ans de carrière | 86 jours de travail | environ 4 mois non rémunérés |
Précision : la fiche de paie ne baisse pas ; le salarié fournit une journée de plus pour le même salaire, une hausse du temps de travail à rémunération constante. À mi-temps, la journée non rémunérée serait de 3 h 30.
Le calendrier parlementaire : les dates à surveiller
La Conférence des présidents de l'Assemblée a arrêté le calendrier de l'automne dès le 15 juillet 2026. Sous réserve des aléas politiques :
| Date | Étape |
|---|---|
| 30 septembre 2026 | Présentation du PLF et du PLFSS 2027 en Conseil des ministres, dépôt annoncé à l'Assemblée |
| 6 octobre 2026 | Date limite légale de dépôt du PLF (premier mardi d'octobre, article 39 de la LOLF) |
| 12 octobre 2026 | Début de l'examen en séance de la première partie (recettes) |
| 20 octobre 2026 | Vote solennel sur la première partie ; ouverture des débats sur le PLFSS |
| 27 octobre 2026 | Vote sur le PLFSS ; début de la seconde partie du PLF (dépenses) |
| 17 novembre 2026 | Vote final sur l'ensemble du PLF en première lecture à l'Assemblée |
| Novembre-décembre 2026 | Sénat (20 jours), puis commission mixte paritaire |
| Vers le 9 décembre 2026 | Fin du délai de 70 jours de l'article 47 de la Constitution |
| 31 décembre 2026 | Date limite de promulgation pour une application au 1er janvier 2027 |
Arrêts maladie et pensions relèvent du PLFSS, examiné en parallèle.
Trois scénarios politiques et leurs conséquences
1. Le 49.3, comme pour le budget 2026
Le gouvernement peut engager sa responsabilité (article 49, alinéa 3) : le texte est adopté sans vote, sauf censure votée par 289 députés, comme trois fois en janvier 2026. Rien n'indique qu'une mesure aussi lourde qu'un férié supprimé serait ajoutée à un texte voulu « réversible ».
2. La motion de censure
LFI votera la censure, le RN « n'exclut pas » de le faire, le PS prévient que « ce ne sera pas le budget de M. Lecornu ». Une censure entraînerait une probable loi spéciale reconduisant les crédits 2026 : statu quo pour les salariés au 1er janvier 2027.
3. Les ordonnances de l'article 47
Si le Parlement ne s'est pas prononcé dans les 70 jours suivant le dépôt, le gouvernement peut mettre le budget en vigueur par ordonnance (article 47, alinéa 3). Cette voie, évoquée fin 2025 puis écartée, ne permet pas de modifier le Code du travail : une ordonnance budgétaire ne peut pas créer un jour férié travaillé.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
- Posez vos ponts 2027 sans attendre. En 2027, le 1er mai, le 8 mai et le 25 décembre tombent un samedi, le 15 août un dimanche. Les vrais ponts sont l'Ascension (jeudi 6 mai), le 14 juillet (mercredi), le 11 novembre (jeudi) et la Toussaint (lundi 1er novembre). Une demande acceptée par écrit ne peut être modifiée par l'employeur qu'avec un mois de préavis (article L3141-16), sauf circonstances exceptionnelles. Consultez notre calendrier des ponts 2027 et déposez vos demandes tôt.
- Vérifiez votre convention collective. Seul le 1er mai est obligatoirement chômé (L3133-4). Pour les dix autres fériés, c'est l'accord d'entreprise ou, à défaut, la branche qui fixe les jours chômés (L3133-3-1). Beaucoup de conventions garantissent le chômage de tous les fériés ou une majoration en cas de travail.
- Identifiez votre journée de solidarité. Si votre entreprise a retenu le lundi de Pentecôte (17 mai 2027), ne comptez pas dessus pour un pont.
- Sécurisez vos compteurs. Vérifiez vos congés N-1 et RTT sur votre bulletin de paie ; si l'entreprise a un CET, placez-y la cinquième semaine plutôt que de la perdre.
- Anticipez les arrêts de travail. Si vous gagnez plus de 1,8 Smic (environ 3 360 euros brut mensuels) dans une activité exposée aux AT/MP, vérifiez votre prévoyance et le complément employeur de votre convention avant le 1er novembre 2026.
- Suivez les bons textes. Les IJ relèvent du PLFSS et d'un décret ; les congés relèveraient d'une loi ordinaire, pas du PLF, et un cavalier social glissé dans un budget peut être censuré par le Conseil constitutionnel.
Ce qui NE change pas au 1er janvier 2027
Sauf vote d'une loi spécifique, ni déposée ni annoncée, ces règles restent applicables au 1er janvier 2027 :
- Cinq semaines de congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables par an (article L3141-3).
- Onze jours fériés légaux : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre et Noël (article L3133-1).
- Le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé (article L3133-4), avec doublement du salaire en cas de travail dans les établissements qui ne peuvent interrompre leur activité (L3133-6).
- Aucune perte de salaire pour un férié chômé dès trois mois d'ancienneté (L3133-3), et aucune récupération des heures perdues (L3133-2).
- Une seule journée de solidarité par an, de sept heures maximum (L3133-7 et L3133-8).
Fériés 2027 : vendredi 1er janvier, lundi 29 mars, samedi 1er mai, jeudi 6 mai, samedi 8 mai, lundi 17 mai, mercredi 14 juillet, dimanche 15 août, lundi 1er novembre, jeudi 11 novembre, samedi 25 décembre.
Ce qu'il faut retenir
- Le PLF 2027 est présenté le 30 septembre 2026, examiné à partir du 12 octobre, voté en première lecture le 17 novembre et doit être promulgué avant le 31 décembre.
- Au 4 septembre 2026, aucune suppression de jour férié ne figure dans les pistes du gouvernement Lecornu, qui a enterré le projet Bayrou (4,2 milliards d'euros) le 13 septembre 2025.
- La monétisation de la 5e semaine revient par une proposition de loi LR, pas par le budget ; le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou exige une négociation préalable avec les partenaires sociaux.
- Les arrêts maladie sont le chantier le plus concret : plafond des IJ AT/MP à 1,8 Smic au 1er novembre 2026 (270 millions d'euros), fiscalisation intégrale (285 millions).
- Un férié travaillé sans rémunération représente environ 115 euros brut pour un salarié à 2 500 euros brut ; la journée de solidarité existante rapporte 3,36 milliards d'euros à la CNSA en 2026.
- Vos 5 semaines de CP, vos 11 fériés et le 1er mai chômé restent acquis au 1er janvier 2027 : posez vos ponts 2027 dès maintenant et vérifiez votre convention collective.
Questions fréquentes
Le budget 2027 prévoit-il de supprimer des jours fériés ?
Non, en l'état des informations disponibles au 4 septembre 2026. Les pistes rendues publiques par le gouvernement (gel partiel des pensions, surtaxe sur les grandes entreprises, franchises médicales, arrêts maladie) ne comportent aucune mesure sur les jours fériés. Le projet Bayrou de supprimer le lundi de Pâques et le 8 mai a été retiré par Sébastien Lecornu le 13 septembre 2025. Le texte définitif ne sera toutefois connu qu'à sa présentation le 30 septembre 2026.
Quand le projet de loi de finances 2027 sera-t-il voté ?
Le PLF 2027 est présenté en Conseil des ministres le 30 septembre 2026, la date limite légale de dépôt étant le 6 octobre. L'examen en séance à l'Assemblée commence le 12 octobre, avec un vote solennel sur la partie recettes le 20 octobre et un vote final en première lecture le 17 novembre. Le Sénat dispose ensuite de 20 jours, et le Parlement de 70 jours au total, pour une promulgation avant le 31 décembre 2026.
Peut-on se faire payer sa cinquième semaine de congés payés en 2027 ?
Pas en l'état du droit. L'article L3151-3 du Code du travail n'autorise la monétisation via le compte épargne-temps que pour les jours de congé au-delà de 30 jours ouvrables. La cinquième semaine peut être placée sur un CET (fraction au-delà de 24 jours ouvrables, article L3151-2) mais pas convertie en argent. Une proposition de loi LR déposée en avril 2026 vise à changer cette règle, et le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou exige une concertation préalable avec les partenaires sociaux.
Que change la réforme des arrêts maladie annoncée par Sébastien Lecornu ?
Deux mesures sont déjà décidées : l'abaissement du plafond des indemnités journalières pour accidents du travail et maladies professionnelles à 1,8 Smic à partir du 1er novembre 2026 (par décret, environ 270 millions d'euros d'économies en 2027) et la fiscalisation intégrale de ces indemnités dans le PLFSS 2027 (285 millions d'euros). Pour les arrêts maladie ordinaires, plafonnés à 1,4 Smic depuis avril 2025, le Premier ministre annonce une « vraie réforme avec les partenaires sociaux » dont le contenu reste à négocier.
Combien coûterait un jour férié travaillé sans rémunération à un salarié à 2 500 euros brut ?
Pour un salarié à 35 heures (151,67 heures mensualisées) payé 2 500 euros brut, le taux horaire est de 16,48 euros. Une journée de 7 heures travaillée sans rémunération supplémentaire, sur le modèle de la journée de solidarité, représente environ 115 euros brut de travail fourni, soit autour de 90 euros net. Le salaire mensuel ne baisse pas : c'est le temps de travail qui augmente à rémunération constante.
Qu'est-ce qui est garanti pour mes congés au 1er janvier 2027 ?
Tous vos droits actuels restent applicables : 2,5 jours ouvrables de congés par mois, soit 30 jours ouvrables par an (article L3141-3), les 11 jours fériés légaux de l'article L3133-1, le 1er mai obligatoirement chômé et payé (article L3133-4), le maintien du salaire les jours fériés chômés dès trois mois d'ancienneté (L3133-3) et une seule journée de solidarité de 7 heures maximum par an (L3133-7 et L3133-8). Toute modification exigerait le vote d'une loi spécifique.
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Sources
- https://www.franceinfo.fr/politique/parlement-francais/assemblee-nationale/les-dates-cles-du-calendrier-parlementaire-pour-le-projet-de-loi-de-finance-2027_8159534.html
- https://lcp.fr/actualites/budget-2027-ce-que-l-on-sait-des-mesures-qui-font-partie-des-pistes-du-gouvernement
- https://www.franceinfo.fr/politique/gouvernement-de-sebastien-lecornu/pas-de-hausse-d-impots-un-plan-de-sauvetage-agricole-et-une-reforme-des-arrets-maladie-sebastien-lecornu-fait-plusieurs-annonces-pour-la-rentree_8168540.html
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178007/
- https://www.cnsa.fr/presse/journee-de-solidarite-2026-derriere-les-chiffres-des-vies-accompagnees
- https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/budget-2026-la-ministre-du-travail-propose-de-monetiser-la-cinquieme-semaine-de-conges-payes
Rédaction Faire-le-Pont
Publié le 4 septembre 2026